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La formation des demandeurs d'emploi: un enjeu majeur! PDF Imprimer Envoyer

COMMUNIQUE DE PRESSE

22 février 2013

La formation des demandeurs d’emploi : un enjeu majeur !

Le MR critique le peu d’ambition révélé par l’accord de coopération Région-COCOF

sur les politiques croisées emploi-formation

S’il a fallu près de quatre ans au Ministre Cerexhe pour présenter au Parlement un accord de coopération annoncé en 2009 destiné à rapprocher la politique de l’emploi et celle de la formation de la Région Bruxelloise et de la COCOF, on aurait pu s’attendre à un accord précis et ambitieux. Rien de tout cela, constate le groupe MR et plus particulièrement Mesdames Françoise Schepmans et Jacqueline Rousseaux.

L’accord présenté s’apparente plus à un catalogue de bonnes intentions qu’à une politique claire avec des objectifs précis et des décisions ambitieuses. Les seules vraies nouveautés sont d’une part l’introduction de la coopération avec le SFPME et l’EFPME, le secteur de formation aux métiers « Classes moyennes » (plus de 50), mais peu de précisions quant à ladite coopération, et d’autre part la décision d’instaurer un dossier unique du demandeur d’emploi pour faciliter la fluidité de son parcours.

Deux orientations que le MR salue, de même que la collaboration entre le VDAB et les Centres de références. Pour le reste, pas de délai pour la réalisation de l’accord, pas de planning, pas d’indication quant aux moyens mis en œuvre pour l’exécuter.

La députée MR Jacqueline Rousseaux estime que, dès lors que l’absence de bilinguisme des demandeurs d’emploi bruxellois handicape lourdement leurs chances de trouver un travail, il faudrait organiser structurellement un système intrabruxellois du style ERASMUS, permettant d’une part l’échange de formateurs entre organismes de formation similaires d’un régime linguistique vers l’autre (par exemple CYNTRA-EFPME), et d’autre part permettant aux demandeurs d’emploi et aux jeunes en formation d’un régime linguistique de suivre une partie de leur formation les préparant à un métier dans un organisme de l’autre régime linguistique et d’apprendre ainsi d’emblée le vocabulaire propre.

La députée MR a regretté qu’à ce sujet, si le Ministre Cerexhe a déclaré que des échanges de formateurs se faisaient parfois, il a estimé – curieusement – qu’on ne pouvait organiser la circulation des apprenants d’un régime linguistique vers l’autre, en raison du fait que certaines personnes en formation ne parleraient ni le français ni le néerlandais. Les lacunes des uns ne peuvent handicaper les chances de formation bilingue des autres, estime Mme Rousseaux.

D’autres remarques concernent l’absence de référence précise aux objectifs européens en matière de formation notamment, alors que l’Europe prône le développement des formations dans les T.I.C., secteur porteur pour une Région sans ressources autres que sa matière grise et sa force de travail.

Madame Rousseaux s’est insurgée contre le refus du Ministre Cerexhe de communiquer copie de l’accord de coopération passé entre Actiris et Bruxelles-Formation, deux organismes publics, au prétexte qu’il s’agirait d’un accord « interne » entre les 2 organismes. Estimant cette attitude incompréhensible, contraire à une politique de transparence et inacceptable, la députée MR se demande « que veut-on nous cacher ? » et dès lors que l’accord de coopération soumis ce jour au vote en annonce d’autres à conclure, elle estime que l’ « on veut nous faire acheter un chat dans un sac » et que le voile doit être levé sur la nature et le contenu précis des accords entre acteurs de la politique de l’emploi et de la formation.

Enfin, elle a déploré qu’ACTIRIS et le SFPME organiseront (art 26§4) des séances d’information pour les demandeurs d’emploi ou les personnes en formation « classes moyennes » sur les dispenses de pointage et cumul des allocations, plutôt que sur les obligations sociales et fiscales des travailleurs et futurs entrepreneurs. Cela en dit long sur « l’esprit des auteurs de cet accord plus dirigés vers les droits des travailleurs et des chômeurs que vers la formation à l’esprit d’entreprise » regrette-t-elle.

Pour toutes ces raisons, le MR s’est abstenu, voulant ne pas s’opposer aux faibles avancées qu’il contient d’une part, et d’autre part souligner les faiblesses et lacunes de l’accord et rappeler le Ministre à ses devoirs.

Contact presse :

Jacqueline ROUSSEAUX - 0477 56 03 16 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Projets Néo - Uplace - Just Under the Sky PDF Imprimer Envoyer

Interpellation du Ministre-Président de la Région Bruxelloise, Charles Picqué, concernant la création de super-centres commerciaux (Néo, Uplace et Just Under the Sky) - juillet 2012

Monsieur le Ministre-Président,

Entre dans vos responsabilités celle – importante – de dialoguer avec les autres régions. Nous vous avons entendu, à plusieurs reprises, chanter l’intérêt de la Communauté urbaine ou métropolitaine et – en théorie – vous avez raison.

Encore faut-il que tout cela s’organise, s’articule dans la pratique. La construction de 3 pôles commerciaux de très grande importante comme Neo, Uplace et Just under the Sky sont une ineptie, un leurre, avant de constituer un scandale de dépenses inutiles d’un côté, un drame pour nombre de commerçants de l’autre. J’ai la conviction profonde que gabegie et drame ne sont pas des mots trop forts dans ce dossier.

Comme vous le savez, plusieurs parlementaires en décembre dernier et à l’invitation de la Plateforme interrégionale pour un développement économique durable ont consacré le temps d’un déjeuner à faire le tour des 3 lieux d’implantation choisis pour Neo au Heysel, pour Uplace à Machelen à quelques kilomètres à peine (moins de 5) et Just Under the Sky sur le site Godin, près du pont Van Praet. Nous avons pu mesurer « physiquement » la proximité des 3 lieux d’une part, les moyens d’accès et les gigantesques difficultés de trafic qu’engendrerait la fréquentation de ces centres commerciaux.

Selon les estimations et prévisions de chacun, des milliers de visiteurs sont attendus par jour. Concernant Neo au Heysel, où l’on prévoit un centre commercial de 72 000 km², on ne doit pas vous décrire les files de voitures qui enrayent la circulation lorsque c’est par exemple le salon de l’automobile et l’on devine aisément l’encombrement systématique que cela créera. Nous en avons fait l’expérience, le ring qui mène à Uplace ne peut supporter un tel afflux sans être immédiatement bloqué. On le sait, il faudra des aménagements coûteux des voies d’accès. Uplace prévoit 55 000 m² de commerce, une nouvelle sortie du ring, une nouvelle ligne de tram et espère une gare du RER. Ce n’est bien sûr pas parce que UPlace est à Machelen que cela ne concerne pas Bruxelles, puisque la publicité faite par les porteurs du projet eux-mêmes le présente comme UPlace Brussels, the biggest shopping in the Benelux dans leur campagne et leur recherche d’investisseurs internationaux. On sait que le permis d’urbanisme a été délivré « sous conditions » restrictives en matière de mobilité. Le permis d’environnement également. Que l’on attendrait encore des autorisations et avis au plan socio-économique. Concernant les permis octroyés pour UPlace, j’aimerais en savoir plus à ce sujet. Vous avez droit de regard sur la manière dont ces conditions doivent être remplies, que ce soit ou non dans le cadre de la perspective d’activation de cette « communauté urbaine » ?

Les pouvoirs publics vont-ils se plier à ce genre de dépenses qui – somme toute – concernent des promoteurs et investisseurs privés qui se font concurrence ? S’ils ne le font pas, ce sont les milliers d’automobilistes, de travailleurs, d’hommes et de femmes de tous âges dont la vie sera perturbée à cause de ces nouvelles implantations qui, pour beaucoup, ne les concernent en rien et perturberont leur quotidien, horaires de travail, rentabilité, etc.

Notre Région bat déjà tous les records d’embouteillages, et l’on s’apprête à empirer sciemment la situation, à moins d’être aveugle.

Mais si cette question est essentielle, le pire n’est pas là. Pour m’être rendu au récent colloque de COMEOS sur la grande distribution et avoir discuté là avec un certain nombre de responsables dans ce domaine, j’en ai retenu 2 éléments que je vous livre aujourd’hui. Le premier est que plusieurs entreprises qui représentent des chaînes ou marques auxquelles je demandais si et où elles comptaient s’installer parmi ces 3 centres commerciaux, m’ont répondu « on va se mettre dans les 3 et on verra ce qui marche, ensuite on se retirera de ce qui ne marchera pas » ! Lorsque j’évoquais que ces centres allaient constituer un drame pour les commerces du centre ville et plus encore pour les petits à cause de la force d’attractivité de centres commerciaux jouissant de parkings, lieux de restauration et de divertissement, l’un d’eux m’a répondu : « Vous avez tout à fait raison. Allez voir à Courtrai, depuis l’ouverture du nouveau centre commercial, tous les commerces du centre ville sont à remettre. C’est terrible à voir. »

J’interpelle à ce sujet le Ministre de l’économie et de l’emploi depuis que nous avons eu connaissance du projet Neo d’abord, des projets Just Under the Sky et Uplace ensuite. Les organisations de classes moyennes de commerçants se sont prononcés contre Neo et ont dit leurs inquiétudes dans un avis du Conseil économique et social de la Région bruxelloise. Avis dont le Ministre Cerexhe n’a tenu aucun compte ! Il a répondu qu’il n’y aurait pas de problème, dès lors qu’il manquerait – selon lui – des commerces dans le Nord de Bruxelles et qu’à Neo on trouverait des nouvelles enseignes, des enseignes que l’on ne trouve pas au Centre ville et qu’il n’y aurait donc pas de concurrence. Or, que je sache, ce n’est pas le Ministre qui va dicter aux entreprises les décisions qu’elles doivent prendre quant à une implantation ou non, ni leur interdire de s’implanter ou de se retirer ! En outre, le portefeuille de consommateur n’est pas extensible, ce qu’il dépense ici, il ne le dépensera plus ailleurs, et les professionnels savent qu’il n’y a aucun besoin de nouvelle implantation de centre commercial en Région bruxelloise. On le voit, ceux qui ont les reins solides iront « tester » pendant un temps l’attractivité des centres commerciaux, puis nécessairement se retireront du moins rentable pour rebondir éventuellement ailleurs, tandis que les petits auront dans le même temps subi de plein fouet cette concurrence et fermé – quant à eux- définitivement leurs portes.

En outre, on le voit, l’implication de la Région, des Régions et des pouvoirs publics est grande dans la promotion, l’implantation de ces 3 centres commerciaux.

Je vous demande dès lors, Monsieur le Ministre-Président,

1. Comment pouvez-vous affirmer que la seule création de Neo ne va pas avoir des conséquences dramatiques pour les commerçants du Centre ville ?

2. Quels contacts avez-vous eu, depuis l’origine de ces projets de création de Neo, UPlace et Just Under the Sky, avec vos homologues ou collègues de la Région Flamande à ce jour ?

3. Quels ont été vos sujets de discussion ? Vos demandes, vos prises de position en votre qualité de chef du gouvernement bruxellois voire celles de vos collègues qui vous auraient assisté dans ces réunions ?

4. Avez-vous abouti à quoi que ce soit lors de ces éventuelles tentatives de concertation ?

5. Comment voyez-vous l’avenir concernant

a) Les aménagements des voies d’accès vers ces centres commerciaux d’une part ;

b) Le développement de ces 3 centres ;

c) Le sort des commerces du centre ville et des centres commerciaux existant en Région bruxelloise ?

6. Dans tous les aménagements de et pour Neo, quelle sera la part de la Région, quel impact budgétaire en terme d’infrastructures routières de voiries et autres pour la Région ?

Je vous remercie.

#JR

 


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