Cessons de tourner le dos aux malades d’Alzheimer Imprimer

Cessons de tourner le dos aux malades d’Alzheimer, aux autistes et aux grands handicapés.

Je plaide ici depuis 7 ans pour une politique volontariste en faveur de ce type de malades en particulier. Malheureusement, je reste totalement sur ma faim et plus encore quand je vois que la détermination du gouvernement vise essentiellement à s’occuper de la toxicomanie et d’organiser la poursuite du recueil de données et d’organiser la création d’un secteur « aide aux toxicomanes » au sein de la plate-forme. Très bien. Il faut s’occuper des toxicomanes.

Mais pourquoi ne pas faire de même pour les Alzheimer et malades proches ? Pourquoi ne pas décider de recueillir des données statistiques pour ce type de malades ? Pourquoi ne pas favoriser les constructions de maisons d’accueil, centres de jour ou d’accueil à plus long terme pour ce type de malades ? Quel est l’obstacle ?

La question est urgente, criante.

Pourquoi ne pas créer un secteur « Aide aux Alzheimer et aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives » ?

Ce sont des milliers de personnes qui sont atteintes dans notre Région, des milliers d’aidants et de familles ont besoin de soutien. En outre, les personnes atteintes d’Alzheimer ne sont pas toutes âgées. La maladie frappe aussi des moins de 50 ans. Il n’y a pas de structures d’accueil adaptées en Région bruxelloise pour les autistes aux différents âges de leur vie. Le budget d’assistance personnelle (BAP) relève aussi de la politique d’urgence à mettre en place. Nous aurons plus de moyens, il faudra les utiliser à bon escient, faire les bons choix.

Comme je l’ai déjà plaidé maintes fois, il ne faut pas attendre des statistiques, des évaluations des besoins pour AGIR, le manque est à ce point important que l’on peut décider de budgéter une série de mesures en étant certains qu’elles répondront immédiatement à un besoin.

Cessons de leur tourner le dos, et tendons-leur la main!