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Edito d’art : Bon anniversaire l’Europe !

On ne louera jamais assez l’audace, l’intelligence et la clairvoyance des pères de l’Europe, Jean Monnet, Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer, Paul-Henri Spaak bien sûr, et Winston Churchill, dont on oublie trop souvent l’engagement européen, même si son pays n’adhéra à la CCE qu’en 1973.

 

Créer au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (Traité CECA en 1951), faire des matériaux de guerre des instruments de réconciliation et, ces bases étant établies, imaginer et faire adopter le traité instituant plus largement la Communauté Economique Européenne, signée à Rome le 25 mars 1957, sont les actes politiques les plus importants du XXe siècle.

Les conséquences bénéfiques de cette construction européenne qui, à l’époque, avait tout d’une audacieuse gageure, sont innombrables. Au premier rang de celles-ci, la paix bien sûr entre les états membres, cette paix dont on ne connaît réellement le prix que lorsqu’on a connu la guerre. Cette paix dont a découlé une extraordinaire prospérité économique.

Le traité de Rome de 1957, s’il contenait tous les ingrédients nécessaires à la réalisation d’un grand marché, mit il est vrai, de nombreuses années à se concrétiser. Il sera suivi de plusieurs autres traités tendant à élargir les compétences de cette CEE devenue Union Européenne et à adapter les modes de fonctionnement à ses élargissements successifs : le Traité de fusion, l’Acte Unique Européen, le Traité de Maastricht, le Traité d’Amsterdam, le Traité de Nice, lequel fut un demi-échec. Vint enfin le projet de Traité Constitutionnel Européen visant pour l’essentiel à adapter les modes de processus décisionnel au sein de l’U.E. à son élargissement à 25 états membres et plus, et qui fut signé par leurs chefs d’état et de gouvernement à Rome le 29 octobre 2004. C’est le traité qui fut en cours de ratification soit par référendum, soit par les parlements, selon les pays. Il devait, pour l’essentiel, permettre de prendre des décisions dans de nombreux domaines, à la majorité au lieu de la règle de l’unanimité des Etats, actuellement en vigueur.

Les « non » de la France et des Pays-Bas ont sérieusement enrayé le processus de ratification, jusqu’à faire douter de l’aboutissement de ce Traité constitutionnel. Et pourtant, à ce jour, si 2 pays ont dit non, 18 ont dit oui. On ne peut ignorer cette volonté massive, ni se passer d’une réforme institutionnelle identique ou similaire à celle que prévoit le texte.

Car sans ces réformes, l’Europe est bloquée et ne peut plus prendre les décisions indispensables à son développement. Et cela, au moment où d’autres parties du monde se développent à une allure VV’ : la Chine, l’Inde, les pays de l’ASEAN. Il est donc plus que temps de se ressaisir et de faire évoluer le processus.

Toutefois, on ne peut nier l’inquiétude de nombreux citoyens européens devant l’élargissement si rapide de l’Union Européenne. Trop peut-être ? L’Histoire nous le dira. Quoiqu’il en soit, nous sommes aujourd’hui 27 Etats-membres et nous avons tous intérêt à ce que cette nouvelle Europe sorte gagnante.

Bien sûr nous sommes encore loin de l’Europe politique, pourtant indispensable dans un monde globalisé, loin aussi de l’Europe sociale et de l’Europe fiscale, ou même de celle de la défense, mais les choses évoluent et l’énorme chemin parcouru en 50 ans doit nous rendre confiants pour l’avenir. Comme le constatait Jacques Delors, des grandes crises qu’a connues la construction européenne sont sorties ses plus grandes évolutions.

Aboutir aux « Etats-Unis d’Europe » pacifiés sous un même gouvernement et faisant pendant aux Etats-Unis d’Amérique, comme en rêvait Victor Hugo, dépend des circonstances mais aussi de la volonté des uns et des autres. Une des conditions majeures est que les Européens apprennent à mieux se connaître et à s’apprécier, à mieux mesurer aussi l’impact de l’appartenance à l’UE dans leur vie quotidienne.

Aussi le Centre Culturel d’Uccle va-t-il vous  proposer dans les mois à venir une série de spectacles et de conférences qui vous permettront de découvrir tel ou tel pays de l’Union, sa culture, son folklore, sa situation économique ou politique, ou encore de mieux comprendre les grands défis de l’Europe : baisse de la démographie, concurrence internationale, défis écologiques et environnementaux, etc.

Car tout commence par la culture….Ce sera notre manière de célébrer ce 50ème anniversaire de l’histoire de l’Europe moderne !

De leur côté, les autorités communales vous invitent le 24 mars en journée à une série de manifestations, conférences, expositions,…ouvertes à tous. Une journée importante pour toute la famille.

Faites la fête à l’Europe !

 

 

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